Le Liban ne compte que deux réseaux mobiles, tous deux contrôlés par l’État, et les données mobiles y figurent parmi les plus chères de la région. Les voyageurs devraient prévoir un budget plus important pour la connectivité qu’ailleurs au Moyen-Orient et considérer les prix locaux annoncés comme une cible mouvante, la tarification en dollars/livres ayant changé à plusieurs reprises tout au long de la crise économique du pays.
Réseaux & couverture
Le marché est partagé entre touch et Alfa, tous deux gérés pour le compte de l’État libanais. La couverture de Beyrouth, du corridor côtier, de Baalbek et des principaux sites touristiques est solide en 4G/LTE, mais les vitesses et la fiabilité peuvent chuter lors des coupures du réseau électrique. La 5G a été testée mais n’est pas véritablement disponible pour les voyageurs, prévoyez donc de compter sur la 4G.
eSIM ou carte SIM physique ?
Une eSIM de voyage (Airalo, Nomad, Saily et d’autres couvrent le Liban) est la solution la plus simple et évite tout enregistrement, bien que les prix des eSIM au Liban soient élevés — souvent autour de 10 $ par gigaoctet. Une carte SIM prépayée locale touch ou Alfa est moins chère pour un usage data plus intensif et vous donne un numéro libanais, mais vous l’achetez en personne et les prix sont volatils.
Données, appels & messagerie
La valeur des forfaits prépayés locaux est modeste selon les standards mondiaux : un forfait de démarrage touch coûte environ 13 $ pour environ 10 Go sur deux semaines avec quelques minutes locales et SMS, tandis que les lignes Alfa démarrent à environ 12 $ incluant un petit forfait data. Les eSIM de voyage sont uniquement dédiées aux données, utilisez donc WhatsApp pour les appels. En raison de la situation économique, confirmez le prix actuel au point de vente.
De combien de données avez-vous besoin ?
Vu le coût élevé au gigaoctet, les voyageurs économes peuvent gérer un court séjour avec 1 à 3 Go en s’appuyant sur le Wi-Fi des hôtels et des cafés. Pour une semaine d’usage régulier, un forfait de 5 Go est un plafond raisonnable ; le streaming intensif devient rapidement coûteux au Liban.