Kyndryl a abandonné son projet de racheter Solvinity, et ce revirement est apparu mercredi soir à la suite d’une audition organisée par le ministère néerlandais de l’Économie.
Le même rapport indique que la décision était déjà visible dans l’annexe des résultats trimestriels de Kyndryl, où l’acquisition envisagée de Solvinity apparaît brièvement dans le dépôt 10-Q de l’entreprise.
Ce que Kyndryl a déclaré dans son dépôt
Le 10-Q de Kyndryl mentionne l’acquisition envisagée de Solvinity en page 18, mais seulement comme un point de passage et non comme une mise à jour d’une transaction toujours en cours. C’est cette trace écrite que l’article met en avant, et non une nouvelle déclaration de Kyndryl sur les prochaines étapes.
L’article replace aussi ce mouvement dans un contexte d’entreprise plus large : il indique que le chiffre d’affaires de Kyndryl a reculé dans presque tous les marchés au cours de l’année écoulée, à l’exception des États-Unis, et que le cours de l’action a chuté de plus de 70 % en un an.
À retenir pour les acheteurs qui suivent les changements d’actionnariat
Pour les acheteurs néerlandais du secteur des entreprises, le signal concret est qu’un changement d’actionnariat prévu pour Solvinity est pour l’instant écarté. L’article ne mentionne ni nouveau repreneur, ni autre offre, ni calendrier révisé.
Il précise aussi que le directeur général de Kyndryl aux Pays-Bas a pris sa retraite peu après l’interdiction de vendre Solvinity, ce qui pourrait lier le dossier Solvinity à des changements de gouvernance plus larges chez Kyndryl plutôt qu’à une simple mise à jour transactionnelle.
Comment l’information est sortie avant le marché
Le rapport cite un article de Marloes de Koning et Jeroen Wester dans NRC, et précise que l’annulation de l’accord était déjà visible dans les documents trimestriels de Kyndryl avant que le sujet ne prenne de l’ampleur dans le débat plus large.
Le fait central reste donc inchangé : Kyndryl a abandonné son projet de racheter Solvinity.