Verizon et Samsung ont détaillé un essai combinant détection et communication intégrées lors d’un fan event lié à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Le test a eu lieu en juillet 2026, pendant un grand rendez-vous international de supporters à Dallas, au Texas.
Les deux entreprises présentent cette démonstration comme l’une des premières mises en œuvre concrètes, en conditions réelles, de l’ISAC. Dans cette configuration, l’ISAC ajoute une capacité de perception spatiale à un site radio et peut suivre des objets fixes ou mobiles, y compris des personnes.
Comment l’essai a été construit
Une application ISAC a été intégrée à la solution de virtualized RAN et vCore de Samsung, puis déployée sur sa plateforme edge network-in-a-server. Verizon a utilisé une radio sur un canal de 40 MHz dans la bande 3,5 GHz CBRS spectrum, installée sur l’une de ses stations de base mobiles Cell-On-Wheels.
La radio a servi de récepteur de détection, en captant les variations des transmissions d’un terminal 5G commercial. Le network-in-a-server de Samsung a analysé les données en temps réel et affiché sous forme de carte thermique les déplacements quasi en temps réel des personnes à l’intérieur du site radio.
La technologie ne permet pas d’identifier les personnes individuellement.
Ce que la configuration doit démontrer
Verizon et Samsung ont indiqué que les signaux sans fil pourraient servir à repérer les zones les plus fréquentées dans un lieu et améliorer l’expérience des visiteurs. Selon eux, cette technologie pourrait orienter les participants vers des points de service moins encombrés, comme les espaces de restauration, et réduire les temps d’attente.
Les deux entreprises ont aussi estimé que les organisateurs d’événements pourraient utiliser l’ISAC pour surveiller la répartition des foules et l’utilisation des installations, tandis que les équipes de sécurité et les pouvoirs publics pourraient s’en servir pour détecter des risques de surcharge et intervenir avant qu’un incident ne survienne.
La démonstration du vRAN selon Verizon
Verizon a expliqué que cet essai n’a été possible que grâce à son adoption d’un virtualized RAN piloté par logiciel et natif de l’IA. Yago Tenorio, chief technology officer et senior vice president of technology development de Verizon, a déclaré que les premiers investissements du groupe dans une architecture virtualized RAN flexible et pilotée par logiciel lui permettent de tester sur l’infrastructure existante des concepts 6G comme l’ISAC.
Charlie Zhang, executive vice president chez Samsung Research America, a indiqué que l’essai démontrait l’application concrète de l’ISAC dans un scénario réel pour renforcer la sécurité, l’efficacité et l’expérience utilisateur.
À retenir pour les équipes réseau mobile
Cette annonce offre un point de repère concret pour les opérateurs qui testent l’ISAC sur des infrastructures mobiles existantes plutôt que d’attendre une future interface radio. Elle montre aussi comment Verizon associe cet essai à sa pile vRAN et à un déploiement basé sur le CBRS, un détail avec lequel les équipes réseau compareront sans doute en priorité.
D’autres travaux sur l’ISAC avaient déjà émergé dans le laboratoire R&D de Vodafone en Espagne, chez InterDigital et Turk Telekom sur des infrastructures cellulaires et Wi-Fi, ainsi que dans des essais de détection de drones menés par Verizon et Lockheed Martin.